Les beautés de Palmyre
Ce buste en calcaire, l’un des lots phares de la vente d’archéologie & arts de l’islam et de l’Inde de ce vendredi 13 décembre, témoigne de l’influence gréco-romaine dont étaient imprégnés l’ensemble des arts dans la cité antique de Palmyre. Deux siècles avant la création, au IIe siècle avant notre ère, de ce portrait de défunte, l’oasis syrienne intègre en effet l’empire romain et connaît alors son apogée. Si la formule du buste féminin voilé est bien un héritage occidental, les larges plis graphiques du vêtement et les grands yeux en amande – qui ont conservé leur polychromie ! – regardent vers l’orient. Ses qualités surent séduire le grand archéologue Jérôme Carcopino (1881-1970) : épigraphiste et historien des antiquités latines, directeur du musée des antiquités algériennes et inspecteur des Antiquités, il acquit ce buste et le légua à sa descendance, qui le conserva jusqu’à ce jour. Estimation : 10 000/12 000 €.